LA PENSÉE POSITIVE ASSOCIATIVE OU L' »EFFET MEDICIS« 

 

artfichier_800376_5016511_2015072642395 LA PENSEE POSITIVE ou L'EFFET MEDICIS...

 

Tout d’abord, les innovateurs exploitent une capacité cognitive spécifique que nous appelons la « pensée associative » ou, tout simplement, l’« association ». Il y a association quand le cerveau tente de synthétiser et de donner un sens à des informations nouvelles.

Ainsi est favorisée l’exploration de nouvelles voies en établissant des relations entre des questions, des problèmes ou des idées apparemment sans lien. Les percées novatrices se produisent souvent à l’intersection de disciplines et de champs divers.

 

Frans Johanssen a décrit ce phénomène comme l’« effet Médicis » en référence à l’explosion de création qui a marqué Florence à l’époque où la famille Médicis avait pris sous sa protection les représentants des arts et des sciences – sculpteurs, savants, poètes, philosophes, peintres et architectes.

Tous ces talents ont produit de nouvelles idées au croisement de leurs domaines respectifs, inaugurant la Renaissance, l’une des périodes les plus fertiles de l’histoire. Les esprits novateurs jettent un pont entre des activités, des problèmes ou des idées dont les corrélations échappent aux autres individus.

 

Il existe des individus qui se persuadent être les victimes innocentes d’un sort qui s’acharne, mettant en avant l’événement malheureux compulsif comme extérieur et indépendant d’eux. L’Homme s’est d’ailleurs toujours défendu de toute implication volontaire ou involontaire lorsqu’il se voit soumis à ce qu’il nomme « destin », laissant ainsi à une force magique, supérieure, surnaturelle, inévitable, décider de sa vie.

La crise financière actuelle que nous subissons depuis 7 ans maintenant nous fait plonger lentement mais sûrement dans une crise qui n’est pas qu’économique. C’est une crise de l’état de santé d’une société qui tombe dans une morosité ambiante déconcertante où l’espoir et le positif semblent être des mots qui seraient bannis du cerveau commun.

Alors faut-il accepter cette fatalité? Faut-il se morfondre et attendre que ça passe?

L’abondance est toujours là, mais sous d’autres formes. Pour vous en persuader voire relativiser, j’aimerais revenir sur le mot fatalité.

Destin, force occulte qui déterminerait les événements : Accuser la fatalité.

Caractère de ce qui est fatal, de ce qui est inévitable : La fatalité de la mort.

Sorte de nécessité, de détermination qui échappe à la volonté : Une fatalité intérieure le poussait vers un acte insensé.

Concours de circonstances fâcheuses, imprévues et inévitables ; adversité inexplicable ; malédiction : Une sorte de fatalité accompagnait ses entreprises.

Je crois profondément que la fatalité n’existe pas. Pour en sortir, il s’agit plus souvent de savoir se prendre en main que d’escompter sur la chance.

 

Penser que la fatalité régit notre vie est une forme de défense visant à s’ancrer dans un processus de passivité et de victimisation. De fait, c’est se délester de toute responsabilité inhérente à chacun quant à ses choix ou ses non-choix, ses engagements, accepter la résignation et laisser la destinée agir à notre place…

Par-là même, en se déresponsabilisant, on attribue à un autre ce qui est mauvais et source de souffrances ; par clivage, en tant que cible qui subit le mauvais sort, on ne peut considérer que ces mêmes effets proviennent de nous. Or, la psychanalyse sait bien qu’il n’y a pas de hasard, sous-entendant alors que les événements, lorsqu’ils se nouent et se dénouent, ont toujours un sens pour celui ou celle qui les vit.

Freud, remarquant que l’existence de certaines personnes se caractérise de manière frappante par « le retour périodique d’enchaînements successifs d’événements malheureux », parle effectivement de névrose de destinée, le sujet paraissant subir ces situations douloureuses comme une fatalité extérieure.

 

Idée fataliste et libre-arbitre

Pour Carl Gustav Jung, « tout ce qui ne parvient pas à la conscience revient sous la forme de destin », destin non pas en tant qu’une puissance qui fixerait de façon irrévocable le cours des événements mais plutôt comme un ensemble d’événements composant la vie de l’être humain, artisan de celle-ci. Il n’y a donc pas de fatalité, il n’y a que des conséquences…

En ce sens, le déterminisme se rapprocherait dans sa conception empirique de la formulation connue « Les mêmes causes produisent les mêmes effets » ; par déduction, puisque « le plus petit changement écarte de grands malheurs », ce même déterminisme s’oppose à l’idée fataliste, qui, quelles que soient les causes, reste dans l’immuable…

Se pose alors la question du libre-arbitre qui offre au sujet le choix — à commencer, pour certaines philosophies, par le choix de son incarnation ; dès lors s’ouvre à lui le champ de tous les possibles puisqu’il a la liberté de renoncer, en l’occurrence à la fatalité ; or, renoncer, c’est choisir…

Nos liens affectifs, nos orientations professionnelles, nos rencontres, que nous pensons à tort fortuites, ne sont jamais le fruit du hasard mais représentatives de ce que nous sommes, dans notre entièreté, avec toute la singularité et l’unicité de notre être.

Refuser l’inéluctabilité d’un « destin qui s’acharne » incite à être actant de sa propre vie, à s’engager et à ne plus se laisser contrôler par un autre réducteur. Au contraire, donner du sens à l’existence, à ce que nous considérons comme des échecs, comprendre et accepter les ruptures, permet de dégager et d’amorcer un stade encore plus évolutif, davantage constructif….

 

Ce qu’il faut voir, ce n’est pas l’obstacle mais l’opportunité cachée derrière, et comment nous allons utiliser notre intelligence et notre créativité pour nous adapter. Agissons en utilisant les 4 compétences de l' »Effet Medicis » pour nous servir de la crise comme d’un tremplin et non de la percevoir comme un fléau.

Comment trouver l’énergie qui nous permettra de rebondir? La première chose est de ne pas se laisser submerger par des émotions limitantes.

 

1 – « Je suis comme je suis. C’est trop tard pour changer. »

2 – « Je ne suis pas capable de réaliser ce projet. »

3 – « C’est du regard des autres que dépend mon épanouissement et mon malaise. »

4 – « Si je réussis ce que j’entreprends, je ne serai plus jamais le/la même. »

5 – « Je suis trop timide pour rencontrer quelqu’un. »

6 – « Pour mériter ce que je veux, je dois souffrir. »

7 – « Je n’ai pas le droit à l’erreur. »

8 – « Je ne suis pas assez créatif pour réussir. »

9 – « Je suis trop vieux pour apprendre quoi que ce soit. »

10 – « C’est dangereux d’essayer quelque chose de nouveau. »

 

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« Vous ne pouvez pas vivre une vie positive avec un esprit négatif »

 

La deuxième chose est de favoriser la pensée « associative » positive en accroissant le stock d’idées fondatrices d’où jailliront des intuitions nouvelles. Les esprits novateurs adoptent fréquemment les 4 comportements suivants :

– le questionnement,

– l’observation,

– le réseautage,

– l’expérimentation.

 

Si vous continuez néanmoins à broyer du noir ou à stagner, pensez à vous ressourcer et à alimenter votre esprit de nouvelles idées. Vous venez de connaître l’Effet Medicis, théorie selon laquelle le terrain le plus propice à l’innovation est à l’intersection entre différents domaines et cultures.

Alors allez faire connaissance avec des gens que vous n’avez pas l’habitude de côtoyer (différents milieux, âge, religion, profession, orientation sexuelle, etc), pratiquez un nouveau sport, apprenez un nouveau métier, écoutez un nouveau genre de musique, lisez un nouveau genre de livre, faites-vous relooker… Tout ceci sera comme un grand bol d’air frais, aucune chance que vous en sortiez inchangé!

N’hésitez pas à aller puiser l’énergie dans votre environnement. Dotez-vous d’un cercle d’amis dynamique, un bon bol de lumière quotidienne, une musique entraînante, … Vous en aurez besoin afin que votre effort s’inscrive dans la durée.

C’est bien connu, la persistance est un concept clé qui sépare les champions du Monsieur/Madame Tout le Monde. On met souvent le succès sur le compte d’une certaine prédisposition innée à tel ou tel talent.

Mais c’est pour mieux se persuader de rester confortablement bloqué dans l’immobilisme. Comme tout bon sportif vous le dira, seul celui qui sait endurer la période de douleur deviendra un grand champion.

L’ascension sera rarement fulgurante, il y aura des périodes de doute, spécialement lorsqu’on a l’impression de ne pas avancer. Si vous regardez autour de vous, il y a des myriades d’exemples où la solution à un problème se présente d’elle-même.

Rien que le fait de s’immerger régulièrement dans le milieu où l’on désire réussir fait avancer. Parfois on rencontre un mentor capable de nous guider. Parfois ce sera la lente incubation des idées dans notre esprit qui déclenchera l’étincelle déterminante, où l’on relie enfin tous les éléments pour « voir la matrice ».

Parfois même la solution se présentera alors que nous cherchons la solution à un tout autre problème ( concept de sérendipité*). Mais dans tous les cas, il faudra veiller à garder un esprit ouvert et à cultiver le goût de l’observation et de la curiosité pour pouvoir saisir toute opportunité de réussite.

Prenez donc exemple sur les grands inventeurs et munissez-vous constamment d’un bloc note. C’est ce que je fais tout le temps et notamment au contact de gens qui ont réussi dans le domaine d’activité qui me tient à cœur de développer. C’est un des meilleurs points de départ pour alimenter sa créativité et développer de nouvelles idées.

 

Le Concept de sérendipité

Walpole LA PENSEE POSITIVE ou L'EFFET MEDICIS...

Horation Walpole (écrivain) (1754) : Ce concept est le fait de découvrir quelque chose par accident et sagacité alors que l’on est à la recherche de quelque chose d’autre.

 

Le concept de sérendipité vous concernera-t-il? Ou pas? A vous de saisir ou non, les opportunités qui se présentent!

 

Je vous souhaite toute la réussite que vous méritez!!!

 

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Tags: Effet Médicis, émotions limitantes, innovateurs, fatalité, sérendipité, pensée positive, association…

 

Francis Berthelot